AUX ALENTOURS DE DAMPIERRE
Le château (privé) - Commune de Salans

Le château est l'expression d'une volonté de renouveau architectural, qui a «modernisé» l'ancienne maison seigneuriale du XVI / XVI le dans un goût néo-classique.
Le château conserve des éléments du XVIIème siècle.
Deux familles ont marqué entre autre le destin de ces lieux : la famille de Laborey, propriétaire jusqu'à la fin du XVIIIème.
Mais peu après la révolution, faute d'héritier, le dernier en titre ayant été fusillé à Paris en tant qu' "Emigré rentré", il fut vendu.
Son nouveau propriétaire, le Baron de St Juan, embellit la maison en style néo-classique et son fils dessina le parc (trois hectares) dans le style directoire lui donnant son aspect actuel.
Représentant les tendances culturelles de son époque, le Baron de St Juan y anima un cercle littéraire. Il se réunissait au château. Son membre le plus illustre fût le poète Charles Nodier.
Les travaux de restauration du château ont commencé en 1986 et furent achevés en 1992.

Depuis 2004 il est la propriété de M. et Mme Guillemin. Le château offre des chambres d'hôtes.

Le musée des Forges et de la forêt de Chaux - Commune de Fraisans

Fraisans, depuis le XIIè siècle, a connu des activités métallurgiques du fait de la proximité de l'eau, de la forêt et du minerai de fer.
C'est au siècle dernier que les forges de Franche-Comté ont connu un essor remarquable.

Les usines ont employé jusqu'il 3000 ouvriers. Les réalisations à travers le monde ont été nombreuses : Egypte, Indochine, Algérie, ... En France, de nombreux ponts métalliques et des halls de gare ont été forgés à Fraisans, mais la réalisation la plus célèbre a été une partie de la Tour Eiffel.
Dans une petite salle des vieilles forges de Fraisans, au bord du canal, ont été regroupés des objets et des documents témoignant de la grande vitalité des forges et de l'activité forestière.

Aujourd'hui, le musée, encore bien modeste, permet de remonter le temps en rappelant par des photos, des documents, des outils (matrices, chaines sans soudure, ...) le travail des ouvriers et de leurs maîtres de forges, qui ont fait un passé dont les Fraisannois sont fiers.
Des maquettes, à l'échelle, mettent également en évidence les différentes activités liées à la forêt.

Source : M. REYNAUD - Fraisans -

Le four à pain - Commune de Our
Le four à pain d'Our doit son existence à la construction des baraques qui l'entouraient.
Ce bâtiment est le plus ancien et authentique vestige de l'occupation permanente de la forêt.
Protégé d'une bâtisse en bois couchés, il est. entièrement. constitué de terre argileuse.

Sa restauration a également consisté à le redresser, le stabiliser, les bois anciens ont été traités et les vides comblés par le torchis, selon la technique utilisée autrefois.
Le four à pain était indispensable à l'existence de la communauté des bûcherons charbonniers.

Bâtiment communautaire par excellence, les 4 ou 5 familles qui habitaient en ces lieux jusqu'en 1940-41 se relayaient une fois par semaine pour cuire les miches de pain.
Le respect du pain a permis sa sauvegarde avant d'être restauré et protégé par l'Association des Villages.

C'est le dernier four à pain en terre qui subsiste en Franche-Comté (inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1987).

Source «Sentier du guêpier » - Mairie de OUR (M. GODET)
Relais local pour la visite l'après-midi. "Association des Villages de la forêt de Chaux"

Le baccu - Commune d'Étrepigney

Habitat temporaire du bûcheron charbonnier, le baccu est construit en bois couchés dont les interstices entre les perches sont colmatés par de la mousse ou de l'argile.
Sa couverture était anciennement en bardeaux de chêne puis en tuiles mécaniques fabriquées localement.
La pièce unique était meublée d'une table rustique munie de ses bancs, d'un fourneau à trois ou quatre trous et d'un « châlis » bourré d'herbes, de feuilles ou de fougères.

Le bûcheron - charbonnier y prenait ses repas et y passait ses nuits quand il ne surveillait pas ses meules de charbon de bois. Son épouse parcourait fréquemment la distance qui séparait les baraques et le baccu pour apporter le ravitaillement.

Construit pour une durée de un à trois ans, le baccu était démonté lorsque le chantier forestier était terminé puis remonté sur un nouveau site d'exploitation.
On estime à 150 le nombre de baccus qui existaient de façon mobile en forêt de Chaux.

Le baccu d'Étrepigney a été construit en 1986 par les bénévoles de l'association des Villages et sur le conseil des anciens.

Source : « Sentier du guêpier» - Mairie d'Etrepigney

Le château - La tour (privé) - Commune de Ougney

Le château d'Ougney est un des monuments historiques les plus curieux du canton.
Le château primitif est bâti en 1180 par Odon de Champagne, comte de Champlitte.
Reste d'une enceinte féodale, il ne consiste actuellement que d'une seule tour.

La tour se présente comme un édifice cylindrique dont les murs, ont une épaisseur de 2m60 avec des petites fenêtres hautes, étroites et rares.
Le diamètre de la Tour est de 17 ru et sa hauteur actuelle de 16m. Elle aurait été autrefois plus élevée.

Comme il est d'usage pour les édifices féodaux du Xiè, l'accès se faisait au 1er étage par une passerelle et la porte ainsi que l'escalier, en pierre, ont été conservés.

La salle à laquelle on accède de plein pied au niveau du jardin, était une réserve couverte d'un plafond bas. Les paysans utilisaient les caves pour y conserver le vin.

La tour est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1963.
Le mauvais état de l'intérieur de la tour ne rend pas possible l'accès aux étages et au chemin de ronde actuellement. La toiture a été restaurée. La tour est actuellement privée.

Source : « le château d'Ougney » - P. DEFERT.
Documents remis par M. Régis PETIGNY.

L'église du XIème siècle - Commune de Vitreux

Cette église est mentionnée en 1089 par la bulle du pape Urbain II confirmant les dépendances de Baumes-les-Moines.
Dédiée à Saint-Léger, elle est rattachée ensuite au prieuré baumois de Moutherot-lès-Etrabonne, puis unie avec lui au prieuré de Mont-Roland, qui en reste le patron jusqu'à la révolution.

L'église se compose d'une nef, d'un sanctuaire de forme octogonale, d'un clocher (1683) à côté de la nef et de deux chapelles. La partie inférieure de l'édifice s'étendait autrefois jusqu'au presbytère actuel et paraît dater du XIIeme siècle.
Le chœur ne date que du siècle dernier. La chapelle sud, de droit, porte la date de 1616. A la fin du XVIIIè, l'édifice paraissait ruineux et faillit laisser place à une église neuve.
En 1826, la toiture de laves, devenue défectueuse, est remplacée par des tuiles.

On remarque dans cette église, la statue miraculeuse de Notre-Dame-du-Bois, des reliques de la vraie croix, trois bas-reliefs représentant le martyre de Saint-Laurent et les fondateurs de l'abbaye d'Acey.

Vitreux dépendait de la seigneurie de Gendrey.

Source : « Dictionnaire le Rousset » - documents remis par M. CURIE

L'église et le prieuré - Commune de Courtefontaine

Classée monument historique depuis 1875, l'église de Courtefontaine se présente comme « la plus complète des églises romanes de Franche-Comté ».
On l'aborde par sa façade Ouest, annonçant l'organisation de l'ensemble du monument, avec les quatre cordons séparant les étages, les pilastres montant jusqu'au sommet, l'étagement des rampants agrémentés de modillons différents. Le portail plein cintre est encadré de quatre colonnettes et surmonté d'une archivolte.
Il est bon de longer le flanc sud de l'église jusqu'au chevet. C'est de là que la vue est la plus saisissante : le chœur, la nef surélevée, le transept, les absidioles arrondies, le tout en pierres régulières et bien taillées.
Le clocher, surtout, est ajouré sur chaque face de deux étroites baies géminées reposant sur une colonne centrale à chapiteau orné. Il traduit la double influence qui a présidé à la construction : la corniche et les modillons qui soutiennent la toiture sont apparentés aux édifices bourguignons, tandis que les arcatures dites « lombardes », sont inspirées des constructions rhénanes de la même époque.
Accolé à l'église, on peut découvrir le prieuré de l'ordre de Saint Augustin, édifié en 1135. Aujourd'hui propriété privée, les bâtiments sont occupés par une manufacture d'orgues. (ne se visite pas).

Source et relais local pour informations
M. AUBERTIN - propriétaire de la manufacture d' orgues -

Les fontaines - L'église - Commune de Sermange

Deux fontaines, datant de 1768 et classées monuments historiques en 1941, se trouvent dans le village. Elles ont été construites par C.L Deroche.

Au centre, se trouve une fontaine d'une structure particulière et de forme hémicycle.
Cette fontaine a la marque caractéristique des monuments du milieu ou de la fin du XVIIIè.
Les pommes de pin qui ornent les 4 colonnes de sa façade verticale étaient tout à fait dans le goût de l'époque (pastiche Renaissance).
Cette fontaine, construite en pierre taillée, a été restaurée en 1983.

L'autre fontaine, dite « fontaine du lavoir » ressemble à celle de Fallon (Haute-Saône) qui date de 1763. Elle est également en pierre taillée.

L'Eglise :
Elle est située au sommet de l'éminence qu'occupe le dessus du village.
Cet édifice dédié à st Etienne, a été reconstruit au 17è sur l'emplacement de la primitive église.
Le chœur a été bâti en 1690 ; son abside est régulière, le fond polygonal.
Le pavage a été achevé en 1798.

Source : « Sermange » : Monographie de l'Abbé Wilt - L. Laurent -
Mairie de Sermange Relais local pour infirmations : M. CURIE